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18ème Marathon des Sables – Sahara Sud Marocain –
04 au 14 Avril 2003
Sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI –
Communiqué de presse
DATE : 09 avril 2003 / ETAPE
: 4 (non-stop) / DISTANCE : 82km
PARCOURS : Oued El Jdaid – Rich Bel Ras /
HEURE :12H GMT
TERRAIN : Départ faux plat et succession
de lit d'oued puis petits vallons. Traversée de l'erg NOU
HAOUAR à partir du km 10. Lac asséché au km
20. Passage dans l'Oued JOUIJEL au km 23 puis OUED RHERIS au km
28. Entrée dans le JEBEL RAS KHEMMOUNA au km 32 puis franchissement
du JEBEL ZIREG au km 45. Sortie du Jebel sur lac asséché
au km 55. Champ de dunettes au km 62. Terrain accidenté au
km 63 et champ de végétations. Oued et dunettes (km
68) du MA DER BOUZIANE. Sortie d'oued et arrivée au bivouac
km 82.
TEMPERATURE : 37° à 11h30, 12% d’hygrométrie
METEO : chaud et sec. Légères rafales
de vent.
NOMBRE DE COMPETITEURS : 648 (on enregistre 13
abandons depuis le début de la course)
HEURE DE DEPART : 9H10 pour la plupart, 12h pour
57 des concurrents
DEROULEMENT : Pour cet étape non-stop de
82 km, le départ s'effectue en deux vagues : la première
à 9h10 du matin pour la majorité des concurrents et
la seconde à 12h avec les 50 premiers hommes et les 5 premières
femmes du classement général. Au bout d’une
heure de course le premier D383 (Yung Dae, Corée) atteint
le CP1 (km10) suivi à une minute du Français D257
(Fatmi Touffik) et le D544 (Till Toby, GB). Ils arrivent vite et
en pleine forme. Ils sont des dizaines à atteindre ce CP
dans une tranche de dix minutes. Les premières femmes pointent
à 10h20. Les coureurs quittent l'erg pour un terrain plat
caillouteux pour atteindre le CP 2 au km 21, installé sur
un grand lac asséché. La chaleur monte. Pas de changement
pour les premiers passages à ce contrôle à 11h20.
On annonce le premier abandon de la journée.
Arrivée estimée au CP1 (selon les temps de 2001 où
le parcours était le même) pour le premier concurrent
de la 2ème vague : 12h50.
Le concept de la grande étape
L’étape traditionnelle mais très redoutée
dit « super étape ». Long de 71km l’année
dernière, elle est de 82km pour cette édition ! Avec
en plus, beaucoup de sable.
Cette étape (tout comme l’étape « marathon
») fait partie intégrale du concept du MDS. Selon le
directeur de course Patrick Bauer : « Elle fait un peu peur
aux gens qui n’ont jamais fait un 100km. On se demande comment
faire mais on s’y lance et on apprend beaucoup sur soi-même.
L’intérêt d’une étape comme ça
c’est que la grande majorité des compétiteurs
courent au moins une partie de nuit. C’est l’idée
aussi de les faire partir en deux vagues pour que même les
meilleurs coureurs auront un peu de nuit. Ça devient une
sorte d’épreuve dans l’épreuve où
on met tout au maximum (faut être fort moralement, gérer
le sommeil, l’alimentation, l’eau, la fatigue…
tout est mis à rude épreuve). Et puis le désert
la nuit, c’est différent.
Une étape comme ça peut vraiment bousculer le classement.
Même si les frères Ahansal ont 20 minutes d’avance
sur les autres, ce n’est pas énorme. Il y a une super
course qui se joue derrière. Benoit Laval (D347,France) est
en 9ème position actuellement. En pleine forme. Ça
me fait plaisir. Il y a également un autre Français
Bernard Gaudin, ancien recordman du monde des 24 heures sur route.
Tout ça promet une belle bagarre».
L’essentiel pour l’organisation c’est que tout
le monde arrive au CP4 (km45) avant la tombée de la nuit.
En outre le CP4 ferme 16h après le départ de la course
(voire 1h15) du matin. Tout dépassement de cette horaire
entraînera une mise hors course.
Une fois la nuit tombée un laser sera installé au
CP6 (km68) et projeté pendant 18km jusqu’au KM50 afin
de mieux guider les concurrents. Ils le verront à partir
du sommet de la passe dans un jebel.
On estime que les premiers mettront environ 7 heures de course pour
finir cette étape (arrivée estimée vers 19h
ce soir), pour beaucoup, cette longue étape se prolongera
sur deux jours avec une nuit passée sur la piste ou sous
une tente de contrôle, à chercher un réconfort
auprès des médecins, d’un contrôleur ou
d’un autre concurrent épuisé lui aussi.
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