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18ème Marathon des Sables – Sahara Sud Marocain –
04 au 14 Avril 2003
Sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI –
Communiqué de presse
DATE : 11 avril 2003 / ETAPE
: 5 RICH BEL RAS - TIZI N'IZELGUENE
DISTANCE : 42km (avec un temps limite de 12h)
PARCOURS : Une très belle étape assez
roulante avec au km 7 un franchissement du JEBEL RICH MERZOUG. Descente
dans vallée arborée et lit d'oued avec des puits et
des casbahs en ruines. Terrain caillouteux et portant. Traversée
de villages et d'oasis au km 32. Fin de piste caillouteuse et roulante.
HEURE :17H GMT
TEMPERATURE : 46,5° à 12h, 6% d’hygometrie
(un record)
METEO : Très chaud et très sec. Leger
vent
NOMBRE DE COMPETITEURS AU DEPART DE CETTE ETAPE
: 638
HEURE DE DEPART : 8h55
DEROULEMENT : L'étape dite marathon est
l'étape mythique du Marathon des Sables. Les coureurs se
mesurent sur la distance de 42 km que beaucoup connaissent bien.
Au départ c’est le D11, D198, et D165 qui prennent
la tete de course, les frères Ahansal (D2 , D1) démarrant
plus modéstement. Et pourtant au bout de 5 minutes de course
le D2 décolle. En moins de 15 minutes il aurait remonté
de la 20ème à la 2ème position, tout juste
derrière le D11. A 9h13 il passe en tête et ne lachera
plus cette position pendant toute l’étape.
Au sommet de la passe RICH MERZOUG (km 7 ,2), AHANSAL Mohamad (D
2) devance déjà d’une minute son frère
le D1, suivi d’un petit groupe de poursuivants marocains composé
de Mustafa Ait Amar (D11), Ahdessadek Zaid (D 12) et Hassan Oulmyr
(D 5). A 500m derrière eux, le D198 Eric Plantin, France,
suivi du D3 (Gozzano, Italy) et l’Ethiopien Dawit Adefa (D20).
L’Italien Marco Olmo (D4) est en 8ème position. Le
CP 1 (km 10) est atteint en 42 minutes par AHANSAL Mohamad (D 2),
puis par son frère Lahcen (D 1) une minute plus tard.
Cinq hommes les suivent à 1 minute (D 12, D 11, D 5) sur
une moyenne de près de 16 km/h. Le 198, D20 et D3 sont à
4 minutes. Les frères passent au CP2 (KM20) à 10h18,
4 minutes avant le D5. Après une traversée des villages
, AIT KHERDI et AHANDAR,, les coureurs progressent dans le lit d'oued,
caillouteux et sablonneux. AHANSAL Mohamad (D 2) évolue dans
le lit de l'oued à 14 km/h. Il atteint le CP 3, posé
dans une palmeraie au km 32,5, après 2 h 16 m de course,
suivi de Lahcen (D 1) à une minute et du D5 à 9 minutes.
Les écarts se sont creusés. Ils franchissent l’arrivée
ensemble en 2h54 minutes 11 minutes devant le D5.
La course chez les femmes s’avère plus pimentée.
L’Américaine Ruth Marie (D366) (actuellement en 4ème
au général feminin) est la première femme à
passer au CP1 en 59 minutes, suivie de la Française Marielle
Couder (D231) (2ème au général) à 5
minutes. Magali Juvenal (D198) (la première féminine
au général) passe 1 minute après. Il fait très
chaud malgré une petite brise. Le rythme de la
course est rapide et soutenu. On signale le premier abandon de la
journée à 10h.
L’Américaine passe en tete au CP2 à 11h et
au CP3 à 12h30. Elle franchit la ligne d’arrivée
en 4h37, 14 minutes devant Marielle Couder (D231). Monica Schulz
(D669, Can) arrive la troisième en 4h56 et le D188 Magali
Juvenal en 5h02.
L’écart maintenant entre les 2 premieres (les Francaises)
est minime et l’Américaine est à moins de 15
minutes. Pour la derniere etape de demain, chez les femmes ça
promet !
Au bout de 8 heures de course, 488 concurrents avaient franchit
la ligne d’arrivée. On enregistre 5 nouveaux abandons
aujourd’hui.
Dawit Assefa Andeta (D20) : de la concurrence pour les
frères Ahansal ?
23 ans, il est le premier ethiopien à participer
sur le MDS. Originaire d’Addis Ababa, il court pour l’association
Mama Ethiopia qui s’occupent des orphelins du sida. Marathonien
experimenté, il fait en 2h28. Il a failli ne pas venir faute
de visa. C’est finalement l’organisation qui a tout
fait pour résoudre le problème. Le MDS est sa première
raid et il a payé son inexperience chère lors de la
3ème étape où parti trop vite pour essayer
de suivre les frères Ahansal, il s’est fait vite exploser
et une déchirure musculaire lui a fait perdre du temps. «
Je n’ai eu qu’un mois d’entrainement . J’ai
appris un peu la realité de la course. » Mais le jeune
athlète apprend vite et s’améliore de jour en
jour. Il a fait 5ème aujourd’hui en 3h24, à
30 minutes les frères Ahansal. Il espèrent trouver
un sponsor pour pouvoir revenir l’année prochain…A
suivre !
L’esprit solidarité
Monica Fernandez (D654) du Guatemala, participe à son deuxième
MDS après avoir emporté tous les triathlons auquels
elle a participés. Un athlète d’haut niveau
pendant 12 ans, elle a commencé le sport pour arreter de
fumer (2 paquets par jour).
Double championne du monde (2000 et 2001) d’ultramarathon,
elle s’est entrainée 35 heures par semaine.
Sur l’edition precedente (7ème feminine), elle a rencontré
son copin d’aujourd’hui. Elle est là pour l’accompagner
cette fois. « Meme si ca me fait mal de voir les filles me
doubler, je reste avec mon ami pour vivre ensemble cette experience
sportive. Le plus dur pour moi c’est le poids du sac à
dos et les pieds, sachant qu’en tant qu’athlete j’étais
specialiste en vélo et en natation. Ce n’est qu’aujourd’hui
que je fais les raids course. »
Un peu de magie
Dolorés Avendano (D153, Argentine) dit Potter Jones, illustratrice
des livres de Harry Potter (pour les US et les pays hispanophones)
et marathonienne experimentée, participe à son premier
MDS. Elle a fait plein de raids mais le MDS est le plus dur. «
La premiere chose c’est que le MDS est spectaculaire. Une
énorme experience de vie, de rencontre de gens et de communion
avec la nature. Mais le plus important c’est d’avoir
des reves et de les réaliser ». Harry Potter serait
peut-etre d’accord.
Team Spirit
47 equipes officielles participent cette année au MDS. Qu’ils
luttent collectivement pour une cause ou pour representer un sponsor,
l’esprit de camaraderie et entraide est le mot clé.
Ils méritent toutes une mention, mais en voici 1 d’entre
eux :
« Oasis 2/Sclerose en plaques » (D72, D73, D74, D75)
L’une des 2 equipes qui courent pour la sclérose en
plaques. En 14ème position au général equipe.
L’association s’est créée lors du 17ème
MDS par les competiteurs. « Au début on voulait seulement
communiqué sur la maladie mais depuis un an les dons sont
arrivés à notre association. Nous remercions chaque
concurrent pour avoir placé 1 fanion pour la lutte contre
la sclérose sur leur sac à dos. On court toutes les
etapes ensemble puisqu’on a à peu près le même
niveau et si un est en retard, les autres l’attendent, ce
qui est plutot rare. On s’est entrainé ensemble, une
sortie commune tous les weekend de 40km et on a courus avec nos
sacs à dos.»
Paroles des concurrents, suite aux 42kms
D195 Stephane Spilotros (en 5h16).
« Hier au 5ème et 6ème cp j’étais
en hypoglycémie. Aujourd’hui j »etais bien pour
courir de bout à bout, grace à la journée de
recuperation. Mentalement j’ai gagné car j’ai
réussi le 82. Il ne manque plus que ma femme et mes 3 garcons.
»
D 248 Guillaume Dunf en 5h30
Un très beau parcours surtout le CP3. Mais c’était
un peu limite en eau entre c2 et c3 et j’ai du gérer
pour ne pas arriver à sec. »
D342 Albert Vallée en 3h58
Je suis parti prudemment à cause de mon tendon d’Achille
enflé et une grosse ampoule ouverte à la chair. Mais
j’ai fini fort les 4 derniers kms pour ne pas perdre trop
de place au classement général. »
D222 Christelle Sturtz en 6h50
J’ai eu le contrôle antidopage et un contrôle
de sac aujourd’hui. Il a fait tres chaud et j’ai des
ampoules. C’est dur et ça m’a ralentie. Maintenant
je vais me nettoyer et après, chez les docs, le pain quotidien.
»
D24 Mohammed Elyaakoubi en 3h48
« J’ai fait la plus belle course de ma vie. Une course
dans une course. Petits pas dans le sable, plus grand pas sur le
dur. J’ai bien géré. J’ai noté
les gars qui étaient juste devant moi au début et
je les ai suivis tout le temps. C’est ma distance. Par contre
j’ai mal géré le poids puisque j’étais
censé faire equipe avec les Jordaniens qui n’ont pas
pu venir. Ils allaient amener toute la bouffe. Du coup je me suis
retrouvé avec rien et j’ai du prendre des cachaouettes,
des amandes etc à droite à gauche. Ca pèse
beaucoup. Mais vraiment c’était trop beau aujourd’hui»
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