Pour sa vingtième édition, le marathon des sables
accueille le plus gros peloton de son histoire : 798 coureurs au
départ, dont 75 femmes. Une grande famille multiculturelle
en provenance de 37 pays, qui rassemble autour de ses valeurs des
personnalités aussi différentes qu’un biologiste
suisse, un accordeur de piano chinois, un chaudronnier français
ou psychologue anglais. Les coureurs, entre 19 et 70 ans, sont à la
fois heureux de participer à une édition historique
et angoissés à l’idée de devoir affronter
une chaleur qu’on annonce intense et un parcours particulièrement
riche en relief. Cette année, au menu : 255 kilomètres,
en six étapes étalées sur sept jours, le tout
en autosuffisance alimentaire. Au cours de l’épreuve,
les coureurs sont uniquement alimentés en eau (neuf litres
par jour).
Les contrôles techniques se sont déroulés sans
problème particuliers. Les concurrents ont reçu, pour
la seconde année consécutive, une carte médicale
qui répertorie l’ensemble des soins et des traitements
administrés au cours de la course. La remise des dossards,
la pesée des sacs (entre 6 et 15 kilos), le décompte
des calories (minimum 2000 calories par jour) et la vérification
du matériel obligatoire ont eu lieu dans la bonne humeur,
les coureurs italiens ayant même poussé la chansonnette,
comme à leur habitude. Seule ombre au tableau, l’annonce
faite à Haj Brahim El Joual, un des vétérans
de la course et recordman absolu des participations avec 18 éditions
- que son état de santé lui interdirait de participer
au départ de demain. Ils accompagnera toutefois les coureurs
pour les premiers kilomètres, une façon de rendre hommage à un
personnages les plus attachants du peloton.
Dès demain, les choses sérieuses commencent avec une étape
d’ouverture plus longue qu’à l’accoutumée
(29 kilomètres), ou les favoris comptent bien se tester les
uns les autres dès les premiers kilomètres. L’aventure
commence, et elle promet d’être belle…
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