Température à 12h00 : 35 degrés
3 points de contrôle (CP) (km 9, 21 et 31,5). 774 Concurrents au départ
Classement de l’étape : Hommes
1. Lahcen Ahansal (1) 2h55m44
2. Mohammed Ahansal (2) 2h56m40
3. Mustapha Ait Amar (4) 3h12m59 Femmes
1. Simone Keyser Diederich (785) 4h36m27
2. Virginie Thevenot (190) 4h44m41
3. Chantal Langlace (269) 5h10m59
Une étape colossale, le mot n’est pas trop fort…37
kilomètres parcourus à travers un relief accidenté,
qui laissera sans aucun doute des traces dans les organismes. Dès
le départ, Hassan Oulmyr (3) imprime un rythme d’enfer
la course. Accompagné de Mustapha Ait Amar, il creuse rapidement
l’écart avec un peloton très étiré.
Seul les frères Ahansal s’accroche. Gilles Diehl(281),
quelques minutes derrière les premiers, parle de « vitesse
de folie ». Mais cette folie a un prix. Hassan Oulmyr, quelques
kilomètres avant le CP2 jette l’éponge, terrassé par
la douleur. Les médecins parlent de fracture de fatigue…La
course perd alors un de ses animateurs les plus sympathiques. Les
deux frères Ahansal arrivent donc seuls au CP3, et attaquent
ensemble le plat de résistance de l’étape :
une montagne sablonneuse de plus de 800 mètres, un mur de
sable et de pierre... En moyenne, une pente de 25% à escalader
comme on peut. Lahcen Ahansal, qui n’a rien d’un débutant,
raconte : «j’ai grimpé à quatre pattes...j’ai
mis les mains et les pieds j’ai même faillit utiliser
les dents… ». En arabe, on appelle ça une épreuve « qui
vous lave de vos péchés ». Passés de
l’autre côté de la montagne, les coureurs découvrent
une descente encore plus compliquée que la montée.
Une pente caillouteuse, dure, où les chutes font mal. Gilles
Diehl tombe et se relève, tout comme l’Italien Marco
Olmo qui, à 56 ans, donne une véritable leçon
de courage. Au pied de la descente, les coureurs s’engagent
sur une série de petites dunes en franchissent enfin, très
fatigués, la ligne d’arrivée. Vainqueur de
l’étape, Lahcen Ahansal avale des pleines poignées
de pâtes crues sans le moindre état d’âme…
Du côté féminin, c’est Simone Keyser,
vainqueur de l’édition 2004, qui est entré en
tête grâce à sa science de la gestion de course: « c’est
un parcours qui était fait pour moi. J’aime les pentes,
les terrains accidentés…Je m’y sens beaucoup
mieux que sur le plat ». En seconde position, la française
Virginie Thévenot continue d’étonner tout le
monde pour sa première participation, à commencer
par elle-même : « au départ, j’espérai être
dans les 12 premières. »
La nuit ne sera pas de trop pour récupérer des fatigues
de cette étape monumentale. Et la course ne fit que commencer…