Au menu de cette étape, 41 kilomètres à parcourir
pour un peloton mal remis des efforts de la veille et encore sous
le charme du concert surréaliste de musique lyrique auquel
ils ont eu la surprise d’assister. En hors d’œuvre,
donc, une longue montée caillouteuse vers la passe de Tzi
n’Guidou avant de redescendre vers le CP1. Les difficultés
commencent dès le 16ème km de course lorsque les
coureurs attaquent une longue série de dunes. Ils courent
dans le sable jusqu’à atteindre le CP3. A ce jeu là on
connaît les plus forts : les frères Ahansal qui arrivent
en tête au CP3 malgré une erreur de navigation qui
a rallongé leur parcours. Ils n’ont pas le temps d’admirer
le magnifique petit pic de Ras Khammoun, littéralement la
tête au cumin, trop occupés à garder leur avance
d’environ 15 minutes sur Marco Gozzano (Ita – N°489)
et Samuel Bonaudo (France – N°280). Les écarts
restent constants jusqu’à l’arrivée,
située dans une vallée sablonneuse entourée
de montagnes marbrées de noir. Marco Gozzano : « Je
suis content de ma course mais j’ai peur pour demain”.
Parce que demain, c’est la fameuse étape de 76km – le
plat de résistance du MDS.
Simone Keyser, elle, continue de marquer sa supériorité sur
les coureuses de peloton, suivie par deux brillantes débutantes
sur le MDS : Virginie Thévenot et Isabelle Degrand. Cette
dernière, très à l’aise sur le plat,
a également passé les dunes sans dégats : « j’ai
appris la technique pour courir sur le sable hier, c’est
un autre concurrent qui m’a montré comment faire et ça
m’a vraiment aidé aujourd’hui ».
Globalement, nous avons eu droit à une étape de transition,
courue à une vitesse moins impressionnante que les deux
premières, par des coureurs qui se réservent pour
la grande bagarre de demain.