La Pomme de Terre Cosmique
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nathalie
est sociable et conviviale. Installée dans une tente exclusivement
masculine, elle encaisse les plaisanteries les plus grivoises de
ses coureurs de voisins en rigolant de bon cœur. Et ces derniers
sont unanimes à lui reconnaître « un moral
d’acier ».
Journaliste au Point de son état, elle avoue sans complexe
avoir « intégré la discothèque dans
son entraînement hebdomadaire ». C’est ainsi
que, chaque vendredi soir, elle pointe au « pousse au crime »,
boite parisienne dont elle goûte l’ambiance de rugbymen.
Nathalie, qui arbore de superbes tresses africaines à l’occasion
du marathon des sables, court avec de la musique plein les oreilles.
En vrac, il y a dans son walkman « de la musique de commando,
style Full Metal Jacket, mais aussi du Joe Dassin ou Daft Punk ».
A l’étape 4, en pleine nuit, Nathalie a eu des hallucinations
: « d’un seul coup, j’ai vu les arbres bouger,
des personnes se battre… » Hallucinations logiques,
finalement, pour une coureuses hallucinante, qui n’a pas
hésité à appeler son équipe « les
pommes de terres cosmiques ».